Archive for November, 2007

Les cellules photovoltaïques, c’est très mode :

Friday, November 16th, 2007
      Les cellules photovoltaïques sont traditionnellement assimilées aux panneaux solaires qui recouvrent le toit de nos maisons et bâtiments industriels pour promouvoir un développement fondée sur l’utilisation d’une énergie durable. Mais de nouvelles application de cette technologie se développent, en particulier dans le domaine du textile et de l’électronique !
 

      Ainsi la technologie solaire appliquée au textile transforme les vêtements en fournisseurs d’énergie pour les portables, Ipod ou autres instruments électroniques. C’est un fabriquant italien, l’entreprise Zegna Sport, qui la première s’est lancée dans cette voie avec une veste de survêtement qui sera mise sur la marché dans la collection printemps/été 2008.

      Cette veste solaire intègre les modules solaires au niveau du col et du dos. Ces modules en silicium cristallin, d’une dimension de 9 cm sur 5,5 convertissent la lumière en électricité, avec une production d’1Watt par temps ensoleillé environ. Le courant est stocké dans une batterie tampon à l’aide de câbles textiles conducteurs ou directement transmis à l’appareil connecté.

solar jacket.jpg

      Ce projet s’appuie sur un partenariat entre l’entreprise Interactive Wear et SOLARC, une entreprise Berlinoise impliquée dans le développement de solutions solaires. Les deux firmes ont fondé une plateforme technologique, i-solar X, dont l’objectif est de faciliter l’intégration des câbles, cellules solaires et autres composantes électroniques miniature dans le vêtement.

A vos vestes !

Crédits photo: www.maier-sports.de

Les panneaux solaires, on en parle ; mais au fait, sait-on comment ça fonctionne ?

Thursday, November 15th, 2007

 

Suite: Où l’on explicite la fabrication d’un panneau solaire photovoltaïque

            Le processus de fabrication des cellules PV à base de silicium amorphe ou ‘cellules en couches minces’:

      Le silicium amorphe porte ce nom car il ne se présente pas sous forme de cristaux. C’est un élément apparu en 1976 qui permet de diversifier les techniques de production des cellules PV, voyons de quelle manière.

      Tout d’abord la production de cellules PV en couches minces nécessite moins d’énergie et moins de matière première que la production de cellules au silicium cristallin. Ses capacités d’absorption de la lumière sont plus importantes mais en revanche son rendement de conversion, proportionnel à la mobilité des charges électriques, est moins bon. Cette technologie comportait plusieurs défauts qui ont disparus pour une grande part grâce à des améliorations effectuées à partir de travaux en laboratoire. Le rendement était assez faible puisqu’il tournait autour de 5%, et la durée de vie limitée à quelques centaines d’heures. Les scientifiques ont découvert qu’en empilant les couches de silicium et en insérant entre elles une feuille de verre, le module gagnait en stabilité et en rendement, qui peut atteindre désormais jusqu’à 11%.

couches minces_1.jpg 

      Le principe consiste à fabriquer la cellule à même le support. Celui-ci doit être rigide, on emploie donc souvent du verre. Les dimensions du support déterminent ses caractéristiques électriques telles que la tension ou la puissance. Sur ce substrat est déposée une pellicule d’oxyde d’étain qui rempli une fonction d’électrode. Par-dessus est déposé un film de silicium amorphe par projection d’un gaz nommé silane sur le support. L’opération est réalisée dans un four chauffé à vide, ce qui permet de libérer le silicium qui vient se déposer sur le support. La même opération combien dépôt du silicium et adjonction des dopants (voir article sur la fabrication des cellules à base de silicium cristallin). La pellicule recouvrant le support est découpée au laser ce qui confère au module cette forme quadrillée. La phase ultime consiste à encapsuler les modules sous une couche de film plastique puis de verre et de vérifier son bon fonctionnement par des tests.

      Quels sont les avancées technologiques en cours ?

      Les chercheurs explorent actuellement des alternatives à la technologie cristalline. Le tellurure de cadmium et l’arséniure de gallium permettent notamment d’obtenir un meilleur rendement (jusqu’à 16%). Par contre ce sont des éléments très toxiques ce qui empêche une production massive de ces modules. Le diséléniure de cuivre et d’indium confère une durée de vie exceptionnelle aux modules qui peuvent être utilisée en extérieur jusqu’à huit années consécutives.

Voir aussi:

- Eco systèmes sur le site de l’université de Pau.

 
 

Les panneaux solaires, on en parle ; mais au fait, sait-on comment ça fonctionne ?

Wednesday, November 14th, 2007
            Le principe des panneaux solaires ou modules photovoltaïques est de transformer la lumière en électricité directement utilisable par un particulier ou une entreprise.

        Schématiquement, le mécanisme est le suivant : lorsque les photons ou particules de lumière entrent en contact avec les électrons du silicium, un élément semi-conducteur traité spécifiquement pour canaliser l’énergie, ils génèrent une tension électrique. Cette tension est mesurée en volts, d’où le terme « photovoltaïque ». 

      cristaux silicium.gifChaque panneau solaire est composé d’un assemblage de plaques ou « capteurs », de cet élément mentionné plus haut, le silicium. Cet élément chimique existe sous forme cristalline et sous forme amorphe, ce qui détermine les deux filières de production des modules photovoltaïques. Le silicium est un composant rare et donc cher, ce qui ne manque pas de se répercuter sur le prix final de l’équipement.

 

Le processus de fabrication des cellules au silicium cristallin ou cellules PV :

      Tout d’abord, il faut obtenir la matière première: le silicium existe sous forme mono ou poly cristalline. On fabrique le silicium monocristallin à partir de colonnes pures de silicium, tandis que le silicium polycristallin est crée à partir de la fonte de copeaux de silicium monocristallin. Ces copeaux s’obtiennent par équarrissage ou opération de taille des lingots cylindriques monocristallins. Au final, cette matière première doit avoir la forme de briques de 101,5 x 101,5 mm ou 120 x 120 mm.

mono-poly.jpg Lingots de silicium monocristallin posés sur des lingots de silicium polycristallin

      Le rendement du silicium polycristallin est un peu inférieur car il est moins pur, mais en contrepartie il coûte moins cher.

 

            Ensuite, les lingots sont découpés en tranches appelées ‘wafers’. Jusqu’à présent, le silicium n’est toujours pas apte à emmagasiner et canaliser l’énergie solaire. C’est grâce à la phase du dopage que le silicium acquiert les caractéristiques d’une photopile. Un élément tel que le bore est employé pour rendre la tranche positive en volume tandis que du phosphore est utilisé pour rendre les surfaces, ou parties exposées à la lumière, négatives : la tranche fonctionne comme une diode et oriente la circulation des électrons. Afin de limiter la réflexion de la lumière, on finalise l’opération en apposant un antireflet, en oxyde de titane par exemple, sur la face avant des cellules PV. 

      L’étape suivante consiste à assembler les tranches grâce à une structure métallique pour former les cellules PV, qui elles même sont connectées les unes aux autres pour former des chaînes. Les caractéristiques du module dépendent du nombre de cellules connectées en parallèle et en série

cellule.jpgenchainement.jpg

      C’est presque fini ! Les chaînes sont encapsulées sous du plastique hautement résistant pour les isoler et les protéger des agressions extérieures, puis recouverte d’une couche de verre. Pour finaliser le travail, on les encadre pour leur conférer une rigidité mécanique et les modules subissent plusieurs tests avant d’être mis sur le marché.   

résultat.jpgModèles de modules encadrés

Crédit photos: Documents SIEMENS et PHOTOWATT

    A suivre…

Voir aussi :

- www.univ-pau.fr  

L’énergie solaire photovoltaïque permet un développement économique durable dans les régions du Sud

Tuesday, November 13th, 2007

 A la Réunion, un forum sur l’énergie solaire photovoltaïque s’est tenu le 28 octobre dernier dans la ville de Saint Denis.

photovoltaique-reunion_1.jpg

C’est dans cette ville que se trouve actuellement la centrale solaire la plus puissante de France. On comprend aisément pourquoi sachant que l’ensoleillement y est garanti minimum 6 heures par jour pendant toute l’année! Un tel forum permet aux habitants de l’île de s’informer sur les modalités d’acquisition de panneaux solaires et les avantages qui y sont liés. Cet évennement a notamment bénéficié du patronage de la Société de Conversion de l’Energie, propriétaire de la ferme solaire à l’ouest de l’île. Chaque habitant a pu bénéficier d’un service personnalisé auprès d’un conseiller, qui débouche sur la proposition d’un kit adapté à chaque habitat, en fonction de son emplacement et de sa taille. L’intérêt est aussi de pouvoir intégrer la demande en amont des étapes de constructions.

La possibilité de produire son énergie représente un grand avantage : en profitant d’une ressource naturelle très abondante dans la région, les habitants de l’île utilisent un avantage comparatif qui leur permet de réduire leurs coûts de consommation en électricité tout en développant leurs activités, et cela sans impacts négatifs sur l’environnement! Il ne faut pas oublier makgré tout que l’installation de panneaux solaires représente un investissement important. Mais ce coût est vite amorti par la possibilité de revendre à EDF l’électricité produite « maison » à un prix très supérieur au prix du marché (dans une proportion de 1 à 4 !).

De nombreux avantages financiers sont proposés par la Région et par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie). Des incitations en termes de crédits d’impôts, portés à 50% début 2006, devraient achever de convaincre les réunionnais d’investir dans cette énergie du futur !

Voir aussi: 

- Site officiel de l’île de la Réunion: www.regionreunion.com

 

 


Energie solaire : devenir un Roi Soleil

Monday, November 12th, 2007

Le deuxième homme le plus riche de Chine, avec une fortune estimée à 2,2 milliards de dollars US, a construit son empire…sur l’énergie solaire photovoltaïque.  

     shi Z.jpg Shi Zhengrong fait partie de la classe de ces entrepreneurs accomplis dont le succès phénoménal invite à se lancer dans le solaire photovoltaïque. Avec une quinzaine de brevets déposés dans ce domaine, il est aujourd’hui un des plus grands spécialistes de cette nouvelle technologie. 

      PDG fondateur de Suntech-Power, une entreprise crée en 2001 qui fabrique des cellules et des panneaux photovoltaïques, cet homme d’aujourd’hui 44 ans a su faire évoluer sa société de manière à devenir un des plus importants fabriquant de modules au niveau mondial. Suntech Power figure en effet parmi les 10 premières entreprises photovoltaïques au monde. C’est aussi la première entreprise privée d’origine chinoise à être cotée à la bourse de New York, depuis 2005.

     Pour un rapide aperçu de sa biographie, Shi Zengrong émigre en Australie où il obtient son diplôme de docteur en 1992 grâce à une thèse sur l’énergie solaire. Il poursuit ensuite ses études au Centre de recherches sur l’énergie solaire au sein de l’université en tant que chercheur, avant de devenir conseiller technique du Centre d’études océan pacifique en 1995. De retour en Chine en 2001, il fonde son entreprise dans la ville de Wuxi, située à 130 kilomètres au nord est de Shanghai. Cette localisation n’est certes pas étrangère au 6 millions d’euros d’aides municipales dont il bénéficie pour soutenir son projet !

Quels sont les clefs de la réussite de Suntech ? Plus compétitive que ses concurrents car elle vend ses produits jusqu’à 10% moins cher, la marque s’est forgé directement au niveau international, où elle réalise actuellement 80% de son chiffre d’affaire. L’entreprise investit énormément en R&D (plus de 20 millions de dollars US en 2 ans), notamment sur les problématiques de conversion d’énergie.

      Shi Zhengrong à été élu “homme d’affaires de l’année 2006” par la chaîne de télévision nationale CCTV. Suntech Power Co. Ltd. c’est aujourd’hui quatre usines, 4 000 salariés et 600 millions de dollars de chiffre d’affaire en 2006. Grace à ses bonnes relations avec le gouvernement, figure parmi ses contrats l’équipement en panneaux solaires d’un stade à Pékin en prévision des JO de 2008. Certainement la société à encore de beaux jours devant elle puisque récemment le gouvernement Chinois à annoncé qu’il investirait 10 milliards de yuans entre 2005 et 2010 dans les énergies renouvelables !

             Voir aussi :

www.enerzine.com

Le dossier « Energie, nouveau souffle » du magazine « L’Usine nouvelle » paru fin septembre.