nov
30

La France se met au soleil : elle encourage le développement de l’énergie solaire

soleil du 30.jpgÉnergie propre plus ou moins valorisée selon les pays, l’énergie solaire est depuis 2006 une activité dont le développement est encouragé en France.
 
Le marché du solaire Français en volume représente aujourd’hui un peu plus de 30 mégawatts. Il a doublé au cours de l’année 2006, notamment du fait de la revalorisation du tarif d’achat.
 
Quel est le principe ?
 
Electricité de France a l’obligation de racheter aux entreprises ou particuliers l’électricité produite à partir de sources renouvelables, principalement l’énergie solaire, à un prix 5 à 6 fois supérieur au prix de l’électricité fournie par les centrales nucléaires. En revanche, le propriétaire des installations solaires continue de payer son électricité à EDF. De son coté EDF fournit cette énergie renouvelables à des particuliers ou collectivités désireux de consommer tout en respectant l’environnement. Ces derniers, grâce à un système de « permis verts », ont la garantie qu’une part de l’électricité qu’ils consomment est issue de sources renouvelables, ce moyennement un léger surcoût.
 
Les avancées technologiques qui ont permis de faire baisser progressivement le coût des modules solaires ainsi que le crédit d’impôt de 50% voté dans la loi de finance de 2006 pour les particuliers qui veulent investir dans cette technologie ont également joué un rôle dans ce soudain engouement pour l’énergie solaire. Enfin, last but not least, les fortes augmentations des prix du fioul domestique et du gaz ont incités les particuliers à se tourner vers d’autres formes d’énergie.
 
A suivre…
nov
29

Une centrale solaire au cœur de Paris :

La « centrale énergétique », prévue pour être située au cœur de Paris ne recueillera-t-elle pas les hourras de la foule ? Le mot évoque bien souvent par ricochet un danger du fait des accidents dramatiques survenus sur les trente dernières années. Mais lorsqu’il s’agit d’une centrale solaire, le danger est beaucoup moins présent et il est probable que nous en verrons se développer de plus en plus dans nos villes, à l’image du projet innovant lancé par la société Solareo.

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Bureau d’études solaires implanté dans l’ouest parisien, Solareo projette en partenariat avec la Mairie de Paris d’implanter la plus grande centrale solaire photovoltaïque jamais installée en milieu urbain. Cette installation devrait recouvrir une halle du 18ème arrondissement de Paris, la ZAC Pajol, de 3300 m² de panneaux solaires et 200 m² de capteurs thermiques. Le coût de l’opération est chiffré à 2,5 millions d’euros.

 
Cette centrale devrait produire 380 MWh/an selon les prévisions du bureau d’étude, qui seront revendus sur le marché. L’avantage de la proximité du centre de production avec les lieux de consommation réside dans de moindres pertes de distribution. De plus, le projet prévoit une intégration architecturale séduisante pour le maintien d’un haut standing dans la capitale.
 
Solareo réalise des études pour les entreprises, collectivités et particuliers, en assurant la maîtrise d’œuvre et le suivi des performances de A à Z Il se charge de chiffrer les investissements et les économies d’énergie potentiellement réalisables, sélectionner l’entreprise de pose et le type de matériel, prendre en charge les demandes de subventions, etc.
 
Voir aussi :
 
nov
28

Cellules photovoltaïques et énergie solaire: complémentarité de Suez et Total dans la filière

Le soleil nous envoie en une heure quasiment autant d’énergie que l’humanité consomme en une année : il y a de bonnes raisons pour être optimistes au sujet du maintien des capacités productives de nos entreprises, surtout quand deux acteurs tels que Suez et Total décident d’investir en amont de la production des cellules photovoltaïques.

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L’usine commune aux deux groupes implantée en Belgique, Photovoltech, va prochainement entrer dans le nombre restreint des boites ayant pour activité la transformation de silicium. Pour l’instant, neuf acteurs dominent le marché : les japonais Mitsubishi et Tokuyama, l’allemand Wacker, le norvégien Rec et les américains Hemlock et Me-Mc. Cette activité est stratégique car malgré les innovations technologiques attendues dans le domaine de l’énergie solaire, le silicum reste la composante de base de la majorité des modules sur le marché. La filière solaire doit donc faire face à une concurrence sur la matière première avec l’industrie électronique elle aussi très consommatrice de silicum.

Christophe de Margerie et Gérard Mestrallet ont mis en avant la complémentarité de leurs activités :
-          Total disposant d’une grande expertise dans la chimie lourde envisage d’acheter du silicium non purifié directement aux producteurs (Kazakhstan par exemple)

-          Suez, veut mettre à profit ses talents d’électricien pour développer une activité d’installation et commercialisation de panneaux solaires.

Epia, l’association des entreprises du photovoltaïque au niveau européen dit constater une tendance au renforcement de la verticalité dans la filière. Bien que la France ait décidé d’inciter au renforcement de la filière solaire en 2006, sur 3418 mégawatts de puissance solaire installée cumulée en Europe, plus de 3000 le sont par les Allemands.

nov
27

Projet CISEL : une technologie en soutien à l’énergie solaire – Suite

L’utilisation du procédé électrolytique dans la fabrication de couches minces photovoltaïques a été proposée en 1998 par EDF et CNRS/ENSCP pour développer l’utilisation de l’énergie solaire. Son application industrielle s’est ensuite développée avec l’adhésion du groupe Saint Gobain qui s’est chargé de la fabrication des plaques de verre et le soutien financier de l’ADEME.

L’électrolyse porte sur la fabrication des pellicules de semi-conducteurs utilisées pour réaliser les cellules photovoltaïques. Garce au procédé CISEL, cette pellicule peut être obtenue à pression atmosphérique et non plus sous vide, ce qui entrainait des coûts plus importants. De plus, le procédé est bien adapté pour traiter des surfaces importantes telles que des toits ou façades. Il présente enfin l’avantage d’avoir une grande stabilité chimique, c’est-à-dire qu’il est peu sensible aux intempéries.

Le projet CISEL pour Cuivre Indium Sélénium Electrodéposé lancé en 2000 vise à démontrer l’applicabilité industrielle de cette invention qui obtient rapidement des résultats techniques satisfaisants, avec des rendements par module tournant autour de 10,4%. Pour autant les meilleurs panneaux à base de silicium ont un rendement autour de 17%.

Si vous envisager de vous équiper en panneaux solaires photovoltaïques, sachez que faire son choix implique de bien distinguer deux critères :

-          Si votre surface est réduite, mieux vaut acheter un module avec le meilleur rendement pour réduire le coût de votre KWh

-          Si vous voulez équiper une surface importante, mieux vaut opter pour un module dont les coûts de fabrication ou prix du Wc sont les plus bas

petite surface du 27.jpg / grande surface du 27.jpg

 

nov
26

Projet CISEL : une technologie en soutien à l’énergie solaire

Lancé en janvier 2003, le projet CISEL permet une réduction du coût des modules photovoltaïques pour permettre un meilleur développement de l’énergie solaire.

Le projet CISEL réunit Electricité de France, le Centre National de la Recherche Scientifique et l’Ecole Nationale de Chimie de Paris au sein de l’Institut de Recherche et Développement sur l’énergie photovoltaïque : c’est dire le potentiel de cette initiative !

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Quel est son objectif ?

Effectuer une avancée technologique importante en visant un rapport coût/performance de 1 € par Watt crête pour un module photovoltaïque. Actuellement, les coûts tournent autour de 2,3 €/Wc, ce qui signifie que parvenir à l’objectif représentera une rupture technologique. Cette rupture pourrait permettre à terme la commercialisation de cette énergie sans subventions.

Quel est son principe ?

Développer un procédé innovant permettant de déposer l’absorbeur, ou matériau qui convertit la lumière en électricité, directement sur une plaque en verre. L’absorbeur est composé d’un matériau à base de cuivre, indium et sélénium. La méthode traditionnelle consistait à apposer au substrat en verre des tranches d’absorbeur préalablement découpée moyennant une forte dépense énergétique et une perte de matière première.

Pour autant, les technologies permettant une économie de matière première existent déjà. Là où le projet innove c’est qu’il vise à associer économie de matière première et amélioration du rendement énergétique !

A suivre…

Voir aussi:

Site EDF, Espace Recherche et Développement

nov
23

3è édition du Solar Decathlon à Washington : encourager l’innovation en lien avec l’énergie solaire dans le domaine de l’habitat

 
hp_photo_first_place_2.jpgLe Solar Decathlon est un concours organisé autour de l’énergie solaire intégrée dans la construction par le ministère de l’énergie américain; qui s’adresse aux étudiants en architecture, ingénierie, mécanique ou électricité issus d’une vingtaine d’universités d’Etats-Unis et d’Europe. L’objectif est de construire une maison solaire la plus innovante possible et répondant à un cahier des charges donné : toutes les maisons doivent fonctionner exclusivement au solaire.
L’édition 2007 s’est déroulée à Washington du 12 au 20 octobre derniers.
 
Ce sont des équipes de 20 à 30 étudiants issus, pour en citer quelques unes, de l’université Politecnica de Madrid en Espagne, de Mac Gill au Canada, du Massachusetts Institute of Technology aux Etats-Unis qui ont concouru pour cette troisième édition du Solar Decathlon. Les Allemands de la Technische Universität Darmstadt ont remporté le trophée. Le jury a décidé de leur décerner le prix pour la construction de la maison la plus esthétique et la plus économe du concours. La façade de 70 m² qui permet d’alimenter la maison en énergie est un modèle l’intégration de cellules photovoltaïques à des bâtiments d’habitation. Les personnes composant le jury sont issues du secteur du bâtiment et de l’énergie : leur décision repose sur une liste de 10 critères adoptée à chaque édition.
 

Ce concours se révèle fort intéressant car il fait travailler un groupe d’étudiant sur un projet ambitieux et concret dans le domaine de l’énergie solaire : le ministère fournit 100 000 dollars à chaque équipe, charge aux étudiants de trouver ensuite des partenaires et des financements supplémentaires si besoin est.

Voir aussi:

www.solardecathlon.org

nov
22

Energie solaire : deux nouveaux acteurs sur le marché du silicium

 

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En amont du processus de fabrication des cellules photovoltaïques qui fournissent l’énergie solaire, des industries produisent et transforment le silicium, composant de base de la majorité des modules sur le marché.

 
Mercredi dernier, en Belgique, les PDG de Total et Suez ont inauguré une nouvelle ligne de production mise en place dans leur usine commune de Tiremont, près de Bruxelles, qui fabrique des panneaux solaires. Christophe de Margerie, directeur général de Total, a exprimé à cette occasion l’intention des deux groupes de se lancer dans la transformation de silicium, créneau sur lequel peu d’entreprises sont aujourd’hui positionnées.
 
Ce choix stratégique indique que Total et Suez ne comptent pas limiter leur production par manque de matière première, ce qui est le cas pour de nombreuses entreprises du secteur du photovoltaïque aujourd’hui. En investissant dans la production en amont du silicium transformé, ces groupes font le choix de l’intégration verticale.
 

Cette nouvelle ligne de production permettra à l’usine de Tirlemont, Photovoltech, de quadrupler sa production de cellules photovoltaïques d’ici fin 2007 pour un investissement de 30 millions d’euros. L’usine va aussi investir 45 millions d’euros pour atteindre une capacité totale de production de 140 MW d’ici 2009, avant de porter celle-ci à 500 MW d’ici dix ans. Car l’ambition de Photovoltech est de posséder 5% du marché de fabrication des cellules au niveau mondial, marché dominé par les Japonais et les Allemands.

Voir aussi:

www.romandie.com/info/news

nov
21

Une nouvelle société spécialisée dans l’énergie solaire photovoltaïque fait son entrée sur le marché libre de Paris :

Strategeco solar, spécialiste de l’énergie solaire, cotée à Euronext pour 7 millions d’euros

    Lundi 19 novembre, la société Strategeco Solar est entrée sur le marché libre de Paris, via cession de 20 000 actions par son président directeur général, Pascal Benveniste. Chacune des actions était cotée à 3,89€, la société est donc estimée à 7 millions d’euros.

 
    Strategeco est un spécialiste de la production d’électricité photovoltaïque. Son activité couvre un large champ. En premier lieu la production d’énergie solaire photovoltaïque.
    La société est également spécialisée dans la prestation de conseil en énergie solaire :
-         accompagnement des entreprises dans la formulation de leurs besoins
-        réalisation d’audits et de diagnostiques de performance
-        comparateur de prix et devis en ligne pour les particuliers
-        rédaction de rapports d’étude détaillant le contexte législatif  et économique
-        assistance pour les démarches administratives de la phase d’autorisation de construction à la phase de raccordement au réseau
 
    A ces compétences s’ajoute la vente aux particuliers de différents systèmes de production autonome d’énergie renouvelable, tels que des modules photovoltaïques et thermiques, des pompes à chaleur etc…

    Enfin, la société assure épisodiquement la conception et la construction de centrales solaires pour le compte de tiers.

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    Les actionnaires majoritaires de Strategeco sont le Groupe Strategeco International, Christophe Bonnemains et Pascal Benveniste. Son objectif n’est rien moins que la réalisation de la centrale solaire photovoltaïque la plus grande de France ! Une action à surveiller donc…
 
 
Voir aussi :
 
nov
20

Changement de président à la tête de la Commission Outre-mer (DOM-TOM) du Syndicat des Energies renouvelables :

 

Le Syndicat des Energies Renouvelables, présidé par André Antolini, renouvelle son conseil d’administration et élit un nouveau président pour les DOM-TOM.
 

    Depuis le 29 octobre dernier, Jérôme Billerey, président du directoire de la société ‘Aérowatt’ occupe le poste de président de la Commission outre mer du Syndicat des Energies Renouvelables.

   logo_pt.jpg Créé en 1993, le SER, alors nommé SIPROFER, est une organisation professionnelle qui se charge de défendre les intérêts des industriels du secteur des énergies renouvelables. Il participe notamment au Grenelle de l’environnement au sein du groupe de travail n°1, ‘Lutter contre le réchauffement climatique et maîtriser l’énergie’. Il regroupe environ 300 entreprises ou groupes opérant dans l’hydraulique, le photovoltaïque, l’éolien…

 
    Dans le domaine de l’électricité photovoltaïque, ses revendications majeures portent sur la reconnaissance des trois grands avantages du solaire photovoltaïque :
 
-         il évite des coûts élevés de raccordement au réseau dans les sites isolés
-         il contribue à l’émergence de bâtiments neufs à énergie positive, qui participent au projet ambitieux de division par 4 des émissions de CO2  dans le bâtiment à l’horizon 2050

-         il répond à la pointe de consommation, souvent en milieu de journée, dans les régions les plus chaudes

 

Voir aussi :
 

 

 

nov
19

Energie solaire: doit-on craindre la pénurie de silicium ?

L’industrie de l’énergie solaire utilise essentiellement le silicium, un élément chimique semi-conducteur comme matière première, mais cet élément pourrait venir à manquer.

Bonne nouvelle, la production de modules solaires augmente de 35% chaque année depuis 1995 ! Bien que tous les Etats ne se soient pas attelés au même rythme au développement de cette technologie respectueuse de la planète, il existe une dynamique favorable à l’utilisation du solaire dans des domaines de plus en plus nombreux de la vie quotidienne. L’Allemagne est un des pays les plus engagés dans la technologie solaire. C’est aussi là bas qu’ont lieu des réflexions sur les moyens d’assurer un approvisionnement pérenne en matières premières.

En 2005, 32 000 tonnes de silicium ont été utilisées dans l’industrie électronique et solaire. Chacune consomme une part égale à 48% environ du silicium pur disponible sur le marché. Le problème se pose lorsque la demande de cet élément surpasse la quantité disponible, ce qui tend à devenir le cas. Le prix du silicium poly-cristallin à ainsi doublé sur ces dernières années, entrainant une hausse de 10% du coût des installations solaires thermiques.

L’accroissement de la demande a été jusqu’ici sous estimé. Prenant la mesure du problème, 700 experts du solaire se sont réunis à Munich l’été dernier pour apporter une solution au problème. Ce sont les quelques entreprises chimiques au niveau mondial productrices de silicium qui ont été sollicitées. Ainsi, un des acteurs majeurs sur le marché du silicium poly-cristallin, l’allemand Wacker, a augmenté sa production de 20% en un an et s’est engagé à passer de 5.600 à 10 000 tonnes ce qui représente une hausse conséquente. De nouvelles usines fabriquant cette matière première sont en cours de construction.

Mais si les personnes présentes à la réunion de Munich ont misé sur l’accroissement de la production, il faut également se tourner vers le progrès technique. Des essais en laboratoire permettent déjà d’utiliser une quantité moindre de matière première pour fabriquer des modules solaires au rendement toujours en hausse. C’est notamment sur la phase du découpage des tranches de silicium que se focalisent les scientifiques, car les méthodes industrielles employées peuvent être améliorées.

Il est permis d’être optimiste car même si le silicium est rare, le solaire à encore de beaux jours devant lui !

Voir aussi:

Enerzine.com